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Ce qui suit vous rappelle quelque chose?
"
Il me poussa brutalement et je perdis l'équilibre. Avant même de réaliser ce qui était en train de
m'arriver, mes fesses heurtèrent violemment le sol gelé tandis que ma tête cognait contre un caillou. Je gémis de douleur en essayant de me redresser, ce qui n'était pas facile étant donné que ma
tête tournait légèrement, sans parler des points noirs qui piquetaient ma vision par endroits. Malheureusement, j'étais beaucoup trop lent et mon attaquant en profita pour me clouer au sol. Il se
plaça à califourchon sur moi, positionnant ses jambes de chaque côté de mon corps et prenant soin de m'immobiliser les bras à l'aide de ses genoux. L'esprit encore embrouillé, je le dévisageai,
ne sachant pas très bien ce qu'il attendait de moi. Au moment où je m'apprêtai à parler, il sortit un Katana de derrière son dos. Je n'avais pas vu qu'il en avait un, et les quelques mots que je
m'étais préparée à articuler s'étouffèrent dans ma gorge. Le souffle coupé par l'horreur de la situation, je commençai à avoir de nouveau les idées claires. Il fallait absolument que je trouve
une échappatoire.
Malgré la douleur au creux de mes fesses ainsi que la blessure que j'avais certainement à la tête, je me
tortillai dans l'espoir de me dégager de l'emprise de ce fou. Pourtant, il n'y avait rien à faire, j'étais complètement à sa merci et mes vaines tentatives pour me libérer n'avaient fait
qu'aggraver la souffrance que je ressentais déjà. Je perdais peu à peu espoir, espérant naïvement que quelqu'un arriverait à temps pour me sauver la vie, mais lorsque le jeune homme agrippa son
arme à deux mains et la leva au-dessus de sa tête, je compris que ma dernière heure était venue. J'étais impuissant et malgré moi des larmes chaudes commencèrent à ruisseler le long de mes joues
rougies par le froid.
Non ! Ça ne pouvait pas finir comme ça !
Pourtant, je voyais la lame se rapprocher dangereusement de ma poitrine pendant que mon attaquant hurlait
:
- Tu vas mourir lumière de dieu !
Puis, Il se mit à rire d'une façon dérangeante, comme pour accentuer l'image que je me faisais de lui.
Désemparé, je voulus crier, mais ma voix me faisait également défaut et aucun son ne sortit de ma bouche, devenu soudainement sèche. Mon cœur battait de plus en plus vite à mesure que le Katana
parcourait la distance qui le séparait de mon buste paralysé. La lame entama mon manteau, mais avant qu'il ne finisse sa dangereuse progression, une main, ornée d'une cicatrice en forme de
lettre de l'alphabet runique, agrippa l'épaule du fou et le projeta à presqu'un mètre de moi. Sans réfléchir, je me redressai difficilement et m'éloignai à quatre pattes sur l'asphalte glacé. De
temps à autre, un caillou s'imprimait dans ma chair et m'arrachait un petit gémissement. Lorsque j'estimai avoir parcouru une distance suffisante, je m'arrêtais pour inspecter les dégâts. Je
portai une main à ma poitrine et constatai avec soulagement que la lame n'avait fait que lacérer le tissu en cachemire. Par contre, en vérifiant la bosse qui s'était
sûrement formée sur mon cuir chevelu, je poussais un petit cri. Ramenant mes doigts poisseux de liquide
visqueux devant mes yeux, je fus horrifiée de constater que je saignais de la tête.
Frigorifié à cause de la pluie et de la boue qui maculait mes vêtements, je reportai mon attention sur le
combat qui se jouait devant moi. L'homme croisa mon regard, sans doute alerté par le cri que je venais de pousser, mais reporta très vite son attention sur son adversaire, qui eut tout de même le
temps d'abattre son arme. Le sang gicla du bras gauche de mon sauveur, mais s'il avait mal, il se gardait bien de le montrer. En réponse à son attaque, il lui envoya un grand coup de pied dans le
ventre, ce qui le déséquilibra et l'obligea à mettre un genou à terre. Il se maintint le ventre de sa main libre, sans pour autant capituler.